Les conséquences économiques du confinement ne vont malheureusement épargner personnes. Après la crise sanitaire, qui aujourd’hui a franchi le seuil des 200 000 morts dans le monde, nous nous préparons à une crise financière sans précèdent.

Qui aurait pu prévoir ce que nous vivons depuis plus d’un mois en France et dans le monde ? Certains économistes nous parlent de la pire récession depuis les années 30. Un déficit et une dette publique qui explose passant de 100% à 115% du PIB en un mois. Un plan d’aide qui passe de 45 à 115 milliards en 10 jours.

Des études menées par des épidémiologistes relèvent l’hypothèse que nous pourrions avoir une série de démarrage et de mise en arrêt de l’économie ; des périodes de confinement et des périodes de dé-confinement qui pourraient durer jusqu’en 2022.

Nous sommes dans une incertitude totale. Tout en respectant un certain nombre de mesures de sécurité, il faut d’urgence relancer l’économie. Et rouvrir de façon progressive les commerces.

Je suis Chef d’entreprise à Nogent depuis 30 ans, et je m’inquiète pour l’avenir de nos commerces, Comment pourrons tenir malgré les aides de l’État qui ne sont pas simples à mettre en place et qui prennent du temps. D’autant que certaines entreprises sont confrontées au refus du prêt garanti par l’tat à hauteur de 90% par leur banque. Pourquoi ne pas avoir fait comme l’Allemagne en garantissant le prêt consenti aux entreprises à hauteur 100% ? Près de 80% des PME se déclarent en impasse de trésorerie sous deux mois.

Je pense aux commerçants nogentais qui ne pourront pas tenir plus longtemps, les stocks des magasins de prêt à porter n’ont pas été vendus depuis plus d’un mois. Seront-ils vendables à la réouverture ?  Comment  racheter de nouvelles marchandises, avec qu’elle trésorerie ?

Les cafés, restaurants et brasseries n’ont aucune perspective sur l’avenir, il est indispensable que leurs charges soient totalement effacées ainsi que la taxe sur les terrasses, collectée par les collectivités locales. La survie de ces commerces, c’est la vie de nos quartiers. L’État doit mettre en place un fond de solidarité d’urgence pour garantir la survie de nos commerces de proximité.

On ne peut pas arrêter toute une économie, plus on tarde, plus on prend le risque, que les consommateurs soient plus timides à reprendre leurs habitudes de consommation. Les gens ont besoin de sortir progressivement des chez eux et reprendre une vie sociale.

Le gouvernement nous a annoncé une réouverture progressive de certains commerces à partir du 11 mai 2020, mais dans quelles conditions ? Nous sommes dans un flou total, comment allons-nous sortir de cette situation ? Il est urgent de reprendre une vie quasi normale.

Depuis quelques semaines, pour notre plus grand bonheur, notre maire Jacques JP MARTIN a fait rouvrir le marché du centre avec la mise en place de mesures de sécurité permettant aux consommateurs de retrouver le plaisir d’acheter leurs produits frais et nous ne pouvons que nous en réjouir, car le marché c’est la vie.

Espérons pouvoir rapidement reprendre nos bonnes habitudes, mais surtout prendre le temps de penser à construire un monde meilleur pour nos enfants.

Stéphane BITTON